Bye Bye Blondie

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Bye bye blondy Bye Bye Blondie, C’est le dernier film de   Virginie Despentes, sortie le 21 mars dernier. Amour retrouvé entre deux femmes, environs 25-30 ans après leur séparation. Va et viens entre notre époque, années 2010 et la culture punk de leur adolescence, le début des années 80, qui rythme le ton et l’esprit du film.  

Mais ce que j’ai personnellement trouvé intéressant dans cette histoire, c’est la mise en vis-à-vis de ces deux personnages qui jeune étaient dans une révolte et un mode de vie qui semblait leur convenir. L’une ne changera pas, l’autre trahira pour suivre les orientations familiales et sociétales. 30 ans après, elles se retrouvent, et leur amour reprend. L’une est au RSA, l’autre est une présentatrice vedette d’une émission tv. Mais pour que leur amour repartant puisse s’ancrer, celle qui se sera trahie devra accepter de revenir à sa première nature, à ce qui lui correspondait et ainsi lâcher, et peut-être perdre, une part de tout ce qu’elle avait construit de normatif depuis des années. Elle devra finalement accepter de s’ouvrir à l’autre, de l’accueillir en elle, de la laisser entrer. Mais en faisant cela, n'est-ce pas aussi s'ouvrir à elle-même, s'accueillir et enfin s'accepter qu'elle doit faire ? 

Ce film interroge. Un film sensible, pudique, mais avec une certaine violence à la fois réelle et symbolique. Ce film est par moment émouvant, fait parfois sourire, mais peut aussi heurter. Son scénario, simple et « construit à la truelle » comme le dit une critique du monde, peut surprendre. Il m’a parfois décontenancé, mais dans l’ensemble, j’ai aimé, d’autant plus qu’il est bien joué. Et je dis cela alors que les deux têtes d’affiche ne sont pas des actrices que j’aime particulièrement.  

Je trouve que ce film interroge ces choix que nous pouvons être amenés à faire pour les autres (les projets de notre famille, le conformisme attendu par la société, etc.) au détriment de ce que nous sommes. Peut-on ainsi, comme le fait émerger le film à la fin, se retrouver bien des années après et tout lâcher pour retrouver ce qu’on a abandonné de nous et ainsi renaître, si ce n’est naître enfin « pour de vraie », et devenir l’auteur de cette nouvelle vie qui s’ouvre à nous ? On peut se le demander.  

Sensation de fraîcheur de liberté, de compréhension, d’ouverture, d’accueil du changement et de plaisir de se retrouver soi-même, mais aussi avec l’autre… c’est ce avec quoi je suis sorti à la fin du film... et que je garde encore.

 

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