Pour une valorisation des échecs, des erreurs et de ce qui se fait de biens…

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Chiang Mai 2-054 Pourquoi ne valorisons-nous pas les échecs ? Pourquoi les condamnons-nous tant en France ? Vivre des échecs ne devrait-il pas être source d’apprentissage et d’évolution positive ? Cela ne devrait-il pas, de manière générale, nous permettre de devenir plus fort ? Avoir vécu des échecs ne devrait-il pas être une force plutôt qu’une faiblesse comme c’est le cas chez nous ? C’est vrai, qu’apprends ton de nos échecs ? Qu’en tire-t-on comme leçon à ne pas reproduire ? Que pouvons-nous transmettre et partager avec d’autres de ces derniers ? N’est-ce pas une richesse ?

Pourquoi avons-nous tant de mal à reconnaître nos erreurs, que ce soit dans le monde du travail comme dans le privé ? Sans doute par protection car nous savons au fond de nous que l’animal Homme n’est pas une espèce « instinctivement » bienveillante. Le bien-être dominerait sur la terre si c’était le cas. Vous ne pensez pas ? C’est vrai qu’il est nécessaire de se protéger et de faire attention. Mais pour autant, quel mal à reconnaître nos torts et nos erreurs plutôt que d’en porter la responsabilité sur une autre personne ou un élément extérieur. Parce que nous avons toujours une part de responsabilité, même si elle est partagée. Alors, pourquoi donc ne pas reconnaître toutes les responsabilités dont les nôtres ? Après tout, l’erreur est humaine, non ? Le parfait et ne jamais faire d’erreur n’existent pas…

Pourquoi ne parlerions-nous pas plus souvent, dans nos médias, de ce qui fonctionne bien, de ce qui est bien, de ce qui marche, plutôt que des malheurs du monde, des échecs, des méfaits des uns et des autres ? Ne serait-ce pas beaucoup plus intéressant. Ne serait-ce pas non plus instructif, n’aurions-nous pas à en apprendre quelque chose ? Et cela ne serait-il pas plus agréable et moins anxiogène ? Cela ne veut pas dire ne plus parler des « mochetés » du monde, au contraire. Il est important de ne pas les oublier, mais d’arrêté de centrer les informations dessus. Ne finissons pas, entre nous, par parfois voir le négatif avant le positif ? Je me le demande parfois. Tient, ne serait-il pas plus intéressant de mettre en vis-à-vis infos négatives et infos positives sur un même thème ? Cela ne serait plus instructif et moins anxiogène ? Si on parle de morts, derrières on traite un thème lié à la vie et la naissance, si on parle d’entreprises qui ferment et/ou délocalisent, on parle en parallèle d’entreprises qui ont réussi à s’en sortir et/ou éviter la délocalisation, si on parle d’un problème écologique, on présente en parallèle une solution qui fonctionne existant quelque part dans le monde, si on parle d’une guerre ou de conflits interculturels ou confessionnels, on parle derrière de lieux où il existe une cohabitation pacifique interculturelle ou confessionnelle, si on parle de problèmes dans une banlieue, derrière on parle de ce qui se fait de bien dans une autre, etc. Cela ne pourrait-il pas être de l’information responsable et instructive ? Cela ne pourrait-il pas montrer que rien n’est inéluctable et que ça peut toujours être mieux ? Cela ne pourrait-il pas donner envie de se bouger à certains plutôt que de se laisser aller pris qu’ils pourraient être par la démotivation et l’absence de perspectives ?

Ne trouvez-vous pas ces propositions plus intéressantes que ce que l’on a l’habitude de voir, de vivre, voire de faire ? Surtout qu’il fait tout de même bon de vivre en France, non ?

Même si en cette période de crise ce n’est pas facile pour la majorité. Même si certains politiques irresponsables, au nom de la grandeur de la France et des Français, montent les communautés les unes contre les autres par leurs prises de positions et certaines de leurs décisions. Même si l’égalité n’existe pas et n’existera sans doute jamais, arrêtons de nous leurrer et de rêver de ce côté-là. Non, ce n’est donc pas évident pour tous.

Mais pour autant, lorsque nous regardons comment cela se passe dans bien des pays dans le monde, n’est-il pas agréable de vivre en France.

  • Même si ce n’est pas parfait et que bien des choses pourraient être faites pour améliorer le sort des plus démunies, de nombreuses aides sociales existent. Elles n’existeraient pas, le fossé entre riches et pauvres ne serait-il pas encore plus grand ? Et n’y aurait-il pas encore plus de pauvres ?
  • Quels que soient notre âge et notre niveau d’étude, nous pouvons tous reprendre des études. Que ce soit pour faire mentir un échec scolaire passé ou pour se reconvertir.
  • Nos infrastructures sont en bon état et l’ensemble du pays peut dans l’ensemble en profiter. Et cela, même si certaines politiques publics souhaiteraient les réduire… et pas toujours à raison.
  • Dans l’ensemble, et à quelques exceptions près (dont j’ai fait partie pendant 2 ans et viens tout juste de sortir), nous avons tous accès à la sécurité sociale et aux soins. Ce qui est loin d’être le cas dans la majorité des pays.
  • La grande majorité d’entre nous ont accès aux vacances (au moins une fois par an) et aux loisirs. Est-ce le cas partout ?
  • Notre localisation géographique fait que nous sommes à l’abri de grandes catastrophes géologiques et climatiques (tremblement de terre, tsunami, tornades).

Alors, pourquoi donc se plaindre ainsi comme nous le faisons si souvent ? Pourquoi parler plus souvent de ce qui ne va pas plutôt que de ce qui va ? Pourquoi cette tendance à la victimisation que l’on retrouve souvent au niveau corporatif et institutionnel et qui se répercute en partie au niveau individuel ? Pourquoi dévaloriser échecs, erreurs et fautes ?

Concernant, ces derniers, ne serait-il pas plus intéressant de les valoriser ? D’en faire un apprentissage et une force plutôt qu’une faiblesse ?

Ne serait-il pas intéressant, d’ailleurs, d’apprendre aux jeunes générations que de se tromper, d’avoir tort, de ne pas savoir, de faire une erreur de vivre des échecs est normal car la perfection n’existe pas ? La perfection n’est-elle pas un leurre, une illusion ? Existe-t-elle au niveau biologique et dans la nature ? Non ! Alors, pourquoi devrions-nous la rechercher ?

De tels apprentissages ne porraient-ils pas être vecteurs de moins de stress et de plus de respects ? Donc de moins de pathologies et de maux divers ? Cela ne pourrait-il donc pas, du coup, représenter des coûts sociaux et financiers en moins dont toute la société bénéficierait ? Mais ceux qui nous gouvernent le souhaitent-ils vraiment ? On peut se le demander lorsque l’on voit à quel point tout est fait pour maintenir un état de craintes et de peurs constants : peurs physiques avec le terrorisme et l’insécurité… peurs économiques et sociales avec le chômage… 

"L'échec est le fondement de la réussite" (Lao Tseu)  

 

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Publié dans Divers et Société

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